Interview eighteen : Saw II

Interview eighteen : Saw II
Voilà que Kentviewer fait dans l'original aujourd'hui pour toi, lecteur. Après avoir interviewer Matt Pokotâche, pour critiquer Saw premier du nom, aujourd'hui, je vais interviewer Loana pour critiquer Saw II.

Synopsis : Chargé de l'enquête autour d'une mort sanglante, l'Inspecteur Eric Mason est persuadé que le crime est l'oeuvre du redoutable Jigsaw, un criminel machiavélique qui impose à ses victimes des choix auxquels personne ne souhaite jamais être confronté. Cette fois-ci, ce ne sont plus deux mais huit personnes qui ont été piégées par Jigsaw...

Kentviewer - Salut poupée!

Loana - Salut Kentviewer!

Kentviewer - Alors Loana, si je te dis : 8 personnes enfermées dans une maison sordide, filmés 24h/24, passant plusieurs séries d'épreuves horribles. Tu me dis?

Loana - Loft story?

Kentviewer - Non, Saw II! C'était pourtant facile!
Je suis de ceux qui pensent que les suites sont toujours des ratages tournés juste pour ramener de l'argent (exception aux films coupés en plusieurs parties comme Kill Bill ou Le seigneur des anneaux)!

Loana - T'as raison! Ils n'auraient jamais dû faire un Loft 2!!!

Kentviewer - Donc, ce deuxième opus de ce qui sera (au moins) une trilogie n'est pas meilleur que le premier. A vrai dire, il est incomparable. Je vous explique car j'en vois déjà qui hurlent. Il est plus macabre, plus malsain et vicieux, il y a plus de sang et plus de cadavres MAIS l'effet de surprise a disparu. On s'y attendait. On s'y attendait trop. A la sortie de Saw I, le film a cartonné. Les spectateurs, les critiques se sont emballés (d'où la frustration de certains qui disaient "C'est ça, Saw, la bombe annoncée? Je suis déçu après tout le bien qu'on m'en avait dit, je m'attendais à mieux!"). Pour la suite, c'est pareil. La déception est là, non pas que le film est mauvais (loin de là) mais on était préparé à tout! Comme pour le final (encore une fois étonnant et annonçant une suite!), on adore! Mais pendant tout le film on s'imaginait tous les scénarios possibles de dénouement parce que l'on savait que les scénaristes chercheraient à nous surprendre encore.

Loana - Chez M6, ils ne savent pas s'arrêter! C'est pour ça que j'ai rejoins TF1!

Kentviewer - (ignorant complètement Loana qui parle encore du Loft 2)
Le scénario est très bon pour une suite. Les écrivains ont pondu pleins d'épreuves machiavéliques, pleins de jeux malsains et pleins de personnalités différentes et intéressantes (voir le charisme incroyable du grand méchant tueur au puzzle). La force effrayante du film est de nous amener à nous demander comment réagirions-nous devant telle ou telle épreuve. On a peur (si peu), on est écoeuré (beaucoup plus), dégoûté par tous ces litres d'hémoglobine. Une des scènes les plus marquantes est l'épreuve de la piscine de seringues (je m'en suis pas encore remis!).

Loana - Une piscine? Où? Tu viens avec moi Kentviewer?

Kentviewer - Tu vois pas que je suis occupé, là?
La réalisation a changé de main (de James Wan au jeune réalisateur de pub et de clip Darren Lynn Bousman), pourtant le style est pratiquement le même malgré des idées visuelles moins nombreuses dans le nouveau volet! Il y a toujours ces effets qui donnent le mal de mer (musique métal style Marilyn Manson à fond, caméra qui tourne ou bouge à toute vitesse et images qui défilent à 200km/h aux moments les plus gores, fermez la bouche et filez aux toilettes pour tout lâché).
Saw II applique parfaitement la recette inventé pour le premier de la saga (sans l'améliorer), et reste d'une redoutable efficacité.

Loana - (s'adressant à son agent) Je suis une célébrité, sortez-moi de là!

Tu l'auras compris, lecteur. Saw II, l'effet de surprise s'est dissipé, mais ça fait passer un bon moment entre les sursauts et les vomissements dans un seau!

Note (à chaud encore bluffé par le twist final) : 6/8

Note avec le recul : 5/8

# Posté le mercredi 24 mai 2006 08:22

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 12:21

Interview seventeen : Saw

Interview seventeen : Saw
A trop en parler l'effet de surprise s'est dissipé. A trop en parler, on l'a rapidement catalogué comme sous-Seven. Beaucoup en ont parlé, beaucoup l'ont critiqué et beaucoup ont adoré. Lecteur, accueilles avec moi pour (encore) parler de Saw, Matt Pokora!

Synopsis : Deux hommes se réveillent enchaînés au mur d'une salle de bains. Ils ignorent où ils sont et ne se connaissent pas. Ils savent juste que l'un doit absolument tuer l'autre, sinon dans moins de huit heures, ils seront exécutés tous les deux...
Voici l'une des situations imaginées par un machiavélique maître criminel qui impose à ses victimes des choix auxquels personne ne souhaite jamais être confronté un jour. Un détective est chargé de l'enquête...

Kentviewer - Salut M.P.!

Matt Pokora - Hi Kentviewer! T'es show dans la vibes?

Kentviewer - Euh ... Je sais pas parce que je comprend rien quand tu parles. Tu sais pourquoi t'es là?

Matt Pokora - Ouais, for talk de Saw, poto!

Kentviewer - Parce que toi aussi t'es un gros sot!
Alors, est-ce que t'as tout compris dans ce film?

Matt Pokora - Wesh! C'est fun de style over where!

Kentviewer - Amenez-moi un décodeur sur le plateau-blog ou engagez un traducteur de chanteur de R'n'B français merdique!
Bon Matt, fais un effort. Donnes-moi ton avis sur le scénario de Saw.

Matt Pokora - It's une bombe! Le scénar du siècle, poto! Tout est good, on se fait pas ièch et on kiff comme des crazy boy devant the end!

Kentviewer - En gros, tu veux dire que le scénario est bon et que la fin est exceptionnelle!

Matt Pokora - 'Tin! Je kiff dead à mort comment tu causes, poto!

Kentviewer - Tu permets, je vais détailler un peu.
Saw part d'une idée originale de deux hommes aux grandes ambitions Leigh Whannell et James Wan (qui ont beaucoup "galèré" pour trouver un financement). L'histoire étant un bon point de départ reste maintenant pour les deux compères à combler les 1h44 de façon à toujours tenir en haleine le spectateur, reste à imaginer une fin incroyable pour que les spectateurs s'en souvienne longtemps et reste à bien réaliser le tout pour que l'ensemble fasse froid dans le dos. La tâche n'est pas aisée, mais ils vont réussir. Et de quelle manière!

Matt Pokora - Every body jump! Come on!

Kentviewer - Le scénario est en béton armé, remplit d'une foule d'idée et de trouvailles intelligentes (comme par exemple la scène où une cible du tueur ne possède qu'un flash d'appareil photo pour s'éclairer, étouffant!), calculé à la seconde près. Certes le film perd un peu en intensité lors des passages "enquêtes policières" bien qu'ils demeurent tout de même intéressants. Et cette fin! Quelle fin! Un dernier quart d'heure de folie où tout y est révélé et où les coup de théâtre s'enchaînent sans que le spectateur ait eu le temps de reprendre son souffle! Ce dénouement inattendu est effrayant, étonnant et marquant!
J'enchaîne tout de suite avec la réalisation ou t'as quelque chose à dire M.P.?

Matt Pokora - Nothing. Vas-y, talk! C'est ton showbiiiiiiiiiiiiiiiiiiiz!

Kentviewer - James Wan, dont c'est le premier essai, tient parfaitement son récit. Il impose une ambiance noire et angoissante. Le tout est très bien filmé malgré quelques bémols. Voulant donné un style particulier à son film, le metteur en scène va tenter une expérience cinématographique déjà (très peu) utilisée au cinéma mais surtout dans les clips vidéos. Ce montage original se résume à une caméra qui tourne en faisant défiler une multitude d'images flash-backs avec une musique rock très forte, ça fait mal à la tête mais au moins ça fait de l'effet. Un effet accélérateur pour la scène finale, le coeur palpite, le twist final se fait sentir avec une tension qui grimpe sans cesse. La mise en scène est, dans l'ensemble, excellente et on est rapidement hypnotisé par ce thriller affolant, fou et diabolique.

Matt Pokora - Wesh! Le tueur du film me contrôle et guide mes pas. Si il me frôle, je ne sais pas si la vibes me voudra pour flexer underground!

Kentviewer - Je rêve ou tu me coupes pour rien dire?
Après Seven, le thriller a connu un traumatisme. Le genre semblait mort. On attendait un film qui pourrait (sans jamais surpasser le chef d'oeuvre de David Fincher) rivaliser avec le film culte. Saw n'a pas cette prétention (James Wan aurait sans doute préféré éviter la comparaison) parce que le budget était moindre, parce que son réalisateur débutait, et pour beaucoup d'autres raisons encore mais...
Mais, Saw est une expérience intriguante au départ, sadique et effrayante en plein film, surprenante et choquante au final. Bravo James!

Matt Pokora - Moi, c'est Matt! Pas James!
(note personnel - faut vraiment que j'arrête avec cette blague!)

Kentviewer - Merci d'être venu, Pokora! Tu vas faire quoi, maintenant?

Matt Pokora - Je pense que je vais aller me faire tatouer le front et ensuite j'irais write des lyrics pour jumper sur le clip, poto!

Tu l'auras compris, lecteur. Si tu n'as pas vu Saw et qu'il repasse dans le cinéma à côté de chez toi, va y faire un saut!

Note (à chaud encore sous le choc du twist final) : 7,9999999/8 (impossible d'égaler Seven)

Note à froid : 6/8

# Posté le mardi 23 mai 2006 04:12

Modifié le samedi 11 novembre 2006 07:29

Bonsoir lecteur (4)

Bonsoir lecteur (4)
Hey! Salut lecteur! Merci de me vénérer tel un dieu. Oui, je peux dire ce que je veux parce que :
1/C'est mon blog à moi
2/Personne me lit tout le monde survole
3/Même si ça plaît pas à quelqu'un, il ne l'écrira pas en commentaires vu que très peu de monde réagit à mes articles (merci à vous ceux qu'ils le font et continuer surtout!)
Enfin, bref! J'ai encore eu un week-end chargé :

- Vendredi : J'ai invité George Lucas à déjeuner mais il a tenu à payer seul l'addition à la fin du repas. J'étais très gêné.

- Samedi : Coca-cola et McDonald's m'ont harcelé pour que je devienne leur nouvel emblème publicitaire. Bien entendu, j'ai décliné les deux offres.

- Dimanche : On m'a appelé au dernier moment pour que j'aide les pompiers marseillais à sauver 37 sangliers de l'attaque de 169 pingouins parisiens enragés. Bilan du sauvetage : 3 points de suture pour moi. 0 survivant.

- Lundi : Mon blog est élu "Blog d'or" et je reçoit la "Langue d'or" pour mes phrases de fin de critiques. Merci à tous ceux qui ont voté pour moi.

Sur ce, bonne lecture, lecteur (ou lectrice). Et n'oublies pas ... Vive les pellicules et les claps de fin.
CLAP!

# Posté le lundi 22 mai 2006 10:29

Modifié le mardi 25 juillet 2006 09:03

Interview sixteen : Jack

Interview sixteen : Jack
Encore un film méconnu. Pour parler du film de Francis Ford Coppola et pour abréger cette intro, j'accueille tout de suite David Douillet.

Synopsis : L'histoire de Jack, dix ans, dont le corps vieillit quatre fois plus vite que la normale. Cette étrange maladie lui donne l'apparence physique d'un adulte. Ecartelé entre l'âge qu'il a et l'âge qu'on lui donne, Jack tente de vivre normalement. Surmontant sa différence, il saura séduire les enfants de son âge et se faire des amis. Il sait que son existence sera courte, c'est pour cela qu'elle ne sera jamais triste.

Kentviewer - Bonsoir David.

David Douillet - Bonsoir.

Kentviewer - Merci d'être venu. Sais-tu pourquoi nous avons fait appel à toi pour critiquer ce film?

David Douillet - Non.

Kentviewer - Parce que, comme le héros, tu as le cerveau d'un gamin de 8 ans dans le corps d'un homme de 40 ans.

David Douillet - Ah!

Kentviewer - Alors as-tu vu le film Jack?

David Douillet - Moi, c'est David.

Kentviewer - Je crois qu'on va faire l'éloge de ce film sans le judoka niais!
L'histoire originale de cet enfant constitue le point de départ d'une véritable leçon de vie donné par Francis Ford Coppola (le réalisateur du grand Apocalypse now). Les thèmes abordés sont très variés et très bien exploités (les parents qui surprotègent leurs enfants, la réaction de tous face à la différence physique ou face à l'inconnu, mais encore le thème de la tolérance).
Il n'y a rien à dire à la réalisation, à la mise en scène comme d'habitude avec ce réalisateur.
Les acteurs sont brillants, Robin Williams en tête qui jongle avec la joie et la tristesse de façon très crédible.
Jack est une comédie drôle et rafraîchissante, simple et touchante. A voir!

David Douillet - Quand est-ce qu'on parle du film?

Kentviewer - Tiens, voilà deux pièces jaunes pour te remercier de nous avoir fait partager ton point de vue sur le film.

David Douillet - Chouette! Je vais tout de suite les montrer à Bernadette!

Tu l'auras compris, lecteur. Jack, on en sort grandit.

Note : 7/8

# Posté le lundi 22 mai 2006 09:11

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 09:03

Interview fifteen : Brice de Nice

Interview fifteen : Brice de Nice
En direct de Niiiiiiiiice, pour y rencontrer Briiiiiiiiiiiiice, l'icône des jeunes qui ont tous encore la voix de Mickey, l'idole des losers et le héros d'un film qui a cartonné en France : Brice de Nice!!!

Synopsis : Eternel ado de presque trente ans, délaissé par son père affairiste et une mère absente, Brice s'est réfugié dans une posture, un "style" avec lesquels il exprime son être essentiel, son véritable vécu intrinsèque. Il est devenu un surfeur, winner, ascendant snowboarder.
Comme Bodhi, le personnage de Patrick Swayze dans Point break, Brice attend la vague, SA vague... à Nice !
Personne pourtant ne se risque à se moquer de Brice : redoutable bretteur du langage, Brice s'est fait une spécialité de "casser" tout et tout le monde par le truchement de ses réparties verbales. Car Brice de Nice le surfeur est également un grand casseur.
Il fallait bien qu'un jour Brice soit rattrapé par la réalité...

Kentviewer - Yellow Brice!

Brice - Yellow Kentviewer!!! Ca farte?

Kentviewer - Ouais, ça farte et toi?

Brice - A fond.

Kentviewer - Okay, alors prêt à subir ma terrible interview-critique?

Brice - Ecoutes. Moi, j'ai confiance ...

Kentviewer - Ne nous attardons pas. Qu'est-ce que t'as à nous dire sur le scénario?

Brice - Très bon scénario puisqu'il est centré sur moi. Une histoire captivante comme il est rare d'en trouver dans les comédies françaises.

Kentviewer - Disons plutôt que l'histoire est nul à chier. Un récit linéaire présent seulement afin d'éviter que le film soit une succession de sketchs.

Brice - Faux! J'ai envie de te dire menteur!

Kentviewer - Les dialogues maintenant.

Brice - Bien écrits, les vannes fusent et font mouche. Rares sont celles qui tombent à plat, normal puisque la plupart viennent de moi.

Kentviewer - Au début (j'entends par là, le premier quart d'heure), Brice de Nice tient un rythme effréné avec répliques cultes, joutes verbales efficaces et gags lourds mais drôles en revisitant tous les sketchs qui ont rendu le personnage célèbre. Malheureusement, et c'est assez paradoxal, le fait que le scénario accouche d'une vraie histoire, le film perd en rythme, en intensité et en potentiel comique à cause d'une mise en scène laborieuse de James Huth. Brice de Nice s'essouffle considérablement au bout d'une petite demi-heure.

Brice - Heureusement que t'as un cerveau parce que t'es laid!

Kentviewer - Enchaînons maintenant avec la performance des acteurs.

Brice - Je ne ferais aucun commentaires là-dessus.

Kentviewer - On s'en fout de ton avis en même temps.
Jean Dujardin réalise un véritable one-man-show. Il est drôle, souriant et inépuisable, il s'éclate et nous le renvoies bien. Clovis Cornillac est pathétique tout comme son personnage, tout comme le morceau d'histoire qui lui est consacré. Bruno Salomone vient apporter sa classe habituelle et les autres seconds rôles sont plutôt bien assurés.

Brice - T'es comme le deuxième N de "canne" : si tu disparaît, personne ne le remarquera!

Kentviewer - Dernier point sur la bande son : l'ambiance très funk (parfois rock aussi) est plutôt entraînante (mais j'irai pas acheter Le casse de Brice malgré que ce soit une reprise de Give me the night).

Brice - Je dois y aller. J'ai une yellow à 20 heures ... Mais j'y pense! Ca te dirait de ... Pas venir!

Kentviewer - Brice de Nice a donc eu un succès démesuré, même si le personnage est drôle et original.
Hey Brice! T'as été scolarisé?

Brice - Ca va pas, non! J'ai été vacciné.

Tu l'auras compris, lecteur. Brice de Nice, c'est sympa mais j'l'ai cassééééééééé!

Note : 4/8 (pour le premier quart d'heure, pour Jean Dujardin qui se défonce et pour la présence de Bruno Salomone)

# Posté le lundi 22 mai 2006 08:17

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 09:03