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Interview forty four : Inside man

Interview forty four : Inside man
Alors que je me baladais sur Hollywood boulevard, un homme me glissa à l'oreille : "J'ai un secret pour vous. En fait, ... Mon dieu! Ce que votre oreille est sale!". Tu ne vois pas où je veux en venir? Moi non plus. En tout cas, pour ton grand plaisir, lecteur, voici une nouvelle interview-critique de Inside man, dernier film de Spike Lee. J'accueille à cette occasion M. Denzel Washington.

Synopsis : Prêts ?
Ce matin-là, quatre peintres en bâtiment franchissaient le seuil de la Manhattan Trust Bank...

Kentviewer - Hello, Denzel.

Denzel Washington - Hello, Kentviewer.

Kentviewer - Wouaw! Vous avez un superbe jean Diesel, Denzel!

Denzel Washington - What?

Kentviewer - Where are you from Denzel? D'où venez vous Denzel?

Denzel Washington - Washington.

Kentviewer - No, this is your name. I want know what is the city where there is your house? Je veux savoir où vous habitez, pas votre nom de famille.

Denzel Washington - (un peu agacé) Washington.

Kentviewer - Visiblement, Denzel n'aime pas trop mon humour.

Denzel Washington - What?

Kentviewer - (bien faux-cul) I love all that you do!

Denzel Washington - Thanks.

Kentviewer - Parlons un peu de Inside man.
La dernière réalisation de Spike Lee est bien loin de ces oeuvres habituelles. Même si on peut déceler ici ou là, dans certaines scènes ou certains dialogues, des éléments du message habituel du metteur en scène sur les intolérances ethniques, raciales. Lee s'attaque au polar, au film de braquage. Mais là où l'on peut penser que tout a été fait, que le genre ne surprendra plus, le réalisateur nous prend à contre-pied pour nous servir un scénario intelligent et captivant.
You understand? What do you know say in french (moyenne d'anglais : 2/20) ?

Denzel Washington - Déjà vu.

Kentviewer - Alors ça, c'est un pro. Il profite de toutes mes questions pour faire sa promo.
Inside man possède une intrigue bien ficelée, on se fait balader devant toutes ses fausses pistes et ses rebondissements enchaînés à un rythme effréné (même si la première partie du film possède quelques longueurs). Sans véritable scène d'action (hormis une fusillade qui s'avérera ... imaginaire), le film passionne de par ses faces à faces entre les personnages tous possédant un charisme incroyable.
La grande force du film est qu'on ne sait, à aucun moment, de quel côté se ranger (les gentils flics qui veulent arrêter les voleurs ou les voleurs pas vraiment méchant). On se surprend même à espérer que les génies du crime s'en sortent pour voir de quelle manière ils vont berner la police.
Spike Lee s'approprie le genre grâce à une mise en scène soignée, rythmée et parfois nerveuse.
Les acteurs émerveillent, de plus, ils interprètent, pour la plupart, des rôles peu habituels (Jodie Foster en garce, ça vaut le détour). Clive Owen, bien que masquée pendant les trois quarts du film, crève l'écran et nous éclaboussera de sa classe naturelle au fil des minutes. Jodie Foster et notre invité Denzel Washington jouent avec aisance et prouvent à quel point ils sont talentueux.

Denzel Washington - Thanks.

Kentviewer - Apparemment, Denzel comprend le français quand ça l'arrange.
Inside man est un film poignant, envoûtant, intelligent et surprenant. Le film n'aura pas volé sa bonne note en toute fin d'article.

Denzel Washington - Bye everybody!

Kentviewer - Ciao! Pour cette critique, la présence de Denzel Washington n'était pas capitale (des USA).

Tu l'auras compris, lecteur. Le projet d'Inside man fut bien négocié par Spike Lee. Au box-office, il aura même fait sauter la banque (le plus grand succès public de Lee).

Note : 7/8

# Posté le samedi 09 décembre 2006 05:13

Modifié le vendredi 15 décembre 2006 10:13

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