Synopsis : Un mari radin décide d'être enfin généreux avec sa femme en lui offrant une maison de campagne. Mais il ne peut pas s'empêcher de faire des économies et choisit donc de faire confiance à un agent immobilier douteux et à des ouvriers foireux qui vont transformer sa surprise en cauchemar.
Kentviewer – Et tout de suite, accueillons Dany Boon!
Dany Boon – Salut Kentviewer.
Kentviewer – Bienvenue Dany. Alors, on est là pour critiquer ton film, tu appréhendes?
Dany Boon – Pas du tout. Je vais bien, tout va bien.
Kentviewer – Avant de parler de ton film, racontes nous l'anecdote sur ton enfance.
Dany Boon – Oui. En fait, tous mes copains de l'école m'appelaient Dumbo ou Paraboles à cause de mes oreilles. Et un jour pour leur faire payer, j'ai voulut faire semblant de me suicider à cause de ces surnoms. Je suis monté sur un mur assez haut et j'ai crié : "Je vais sauter si vous continuer de m'appeler comme ça" et tous mes camarades ont criés en coeur "Venez voir, y a Dumbo qui va s'envoler!".
Kentviewer – Wouaw ... Quelle anecdote.
La maison du bonheur est ton adaptation de ta propre pièce La vie de chantier.
Dany Boon – Oui.
Kentviewer – Tu as donc adapté, écrit, réalisé et interprété pour le film.
Dany Boon – Oui.
Kentviewer – Ce sont tes grands débuts en tant que réalisateur.
Dany Boon – Oui.
Kentviewer – Euh ... Dany. Si tu pouvais éviter d'acquiescer tout ce que je dit, on gagnerais du temps.
Dany Boon – Oui.
Kentviewer – Le film, sans être hilarant, est plutôt drôle. On se délecte de voir ce héros radin s'enfonçait tout seul dans une spirale de dépenses irréfléchies et d'endettement infinie. On jubile devant les catastrophes du duo censé retaper la fameuse maison du bonheur. On rie devant l'incroyable numéro de Jean-Pierre Draquart (le toujours excellent Daniel Prévost avec son rire inimitable).
Dany Boon – Ha! Sssss! Ha! Ha! Sssss!
Kentviewer – Je confirme, le rire de Daniel Prévost est bien inimitable.
L'humour du film est plutôt bon enfant et le sourire se dessine assez facilement sur le visage du spectateur. Malheureusement le rythme du film n'est pas toujours très soutenu. Après un début encourageant, le tout s'essouffle à en devenir mou voir lassant. De plus, le film prend la direction de la facilité quand il s'agit de résoudre certaines intrigues (je ne sais pas si on peut appeler ça des intrigues mais bon ...).
Dany Boon – Personne n'est parfait, mais je vais bien, tout va bien.
Kentviewer – En parlant d'imperfection. La réalisation. La réalisation, Dany, sans jeu de mots, c'est pas brillant.
Dany Boon – Tu développes pas, là?
Kentviewer – Non, pas là.
Tous les comédiens sont excellents. Michelle Laroque est radieuse, les pseudo ouvriers sont incroyables (surtout Zinedine Soualem au potentiel comique énorme grâce à une tronche taillée pour faire marrer. A voir absolument le passage des yeux de pervers, vraiment drôle!), Daniel Prévost est fidèle à lui-même, excellent en agent immobilier baratineur. Et puis, Dany Boon beaucoup moins énervant qu'en spectacle, il livre une vraie prestation sans forcer les traits de débile comme il le fait dans ses sketchs.
Dany Boon – T'es en train de dire que tout est Boon ... Euh ... Bon.
Kentviewer – En effet, La maison du bonheur est très plaisant. Drôle malgré les facilités scénaristiques, le manque de rythme à certains moments et la banalité de certaines scènes. Mais ces défauts, on les avait vu gros comme une maison.
Bonsoir Dany.
Dany Boon – Au revoir Kentviewer et merci. Pour réaliser La maison du bonheur, j'aurais peut-être dû attendre d'être un peu plus mûr.
Kentviewer – Joli jeu de mots. En tout cas, merci d'être resté jusqu'au Boon de l'interview.
Tu l'auras compris, lecteur. Malgré des fondations solides (le succès de la pièce de théâtre dont le film est l'adaptation), La maison du bonheur ne casse pas la baraque.
Note : 4/8
