Interview thirty : Nos jours heureux

Interview thirty : Nos jours heureux
A l'heure où les blockbusters se cassent la gueule un par un (pas au niveau du box office mais au niveau de la critique), la surprise de l'été revient à une comédie française Nos jours heureux. Interview d'un des gamins de la colo, le jeune Guillaume.

Synopsis : Vincent Rousseau dirige pour la première fois une colonie de vacances et se retrouve plongé pendant trois semaines dans l'univers des colos avec petites histoires et gros soucis à la clef! Vincent se retrouve alors confronté à la vie mouvementée du camp, de ses animateurs plus ou moins professionnels et des ados pas toujours évidents à gérer...

Kentviewer - Salut Guillaume!

Guillaume - Salut.

Kentviewer - Alors cette colo?

Guillaume - Enorme!

Kentviewer - Je vais parler du film. Tu interviens quand tu veux pour des précisions ou des rectifications.

Guillaume - Okay.

Kentviewer - Nos jours heureux est un film de Eric Toledano et Olivier Nakache, deux jeunes réalisateurs habitués des courts-métrages (d'ailleurs Nos jours heureux est à la base leur premier court-métrage intitulé Ces jours heureux). Après Je préfère qu'on reste amis, ces deux amis signent, là, leur deuxième réalisation. Le thème est banal : une colonie de vacances. Mais le résultat est très bon grâce à une galerie de personnages colorée et amusante (et grâce aussi à un casting d'étoiles, mais on en reparlera).

Guillaume - Quelle est le pourcentage de cobra parmi les serpents d'Australie?

Kentviewer - Hein?

La mère de Guillaume qui hurle depuis la loge - Guillaume! Combien de fois t'ai-je dit de ne pas poser ce genre de questions inutiles?

Kentviewer - Chaque enfant a une particularité hilarante, que ce soit Timoty et ses manières bourgeoises ou Guillaume et ses questions agaçantes. Les adultes ne sont pas en reste avec un séducteur en carton ou une ex-coincée qui se lâche pour de bon. Chaque plan contamine le spectateur du virus "bonheur et joie", Toledano et Nakache nous transmettent aisémment leur nostalgie des colonies de vacances. Il y a même la place pour de l'émotion bien dosée, mais le rire reprend vite le dessus.

Guillaume - A votre avis, il y a plus de gens heureux que de gens malheureux sur la Terre?

Kentviewer - (l'ignorant totalement) Ce genre de comédie ne fonctionne pas sans un casting de grande qualité. Jean-Paul Rouve, Omar (sans Fred heureusement) et les autres acteurs majeurs (surtout celle qui joue la coincée, une inconnue mais peut-être plus pour longtemps) sont excellents, drôles et rayonnants, leurs bonnes humeurs crèvent l'écran. Et il en est de même pour les mini acteurs (les enfants pour ceux qu'auraient pas compris).

Guillaume - Est-ce que parce qu'il y a 7 nains dans les contes, on peut dire que les nains représentent 7% de la population mondiale?

Kentviewer - Autre point fort de cette bien belle comédie française : la bande son. Une musique entraînante avec notamment le morceau de The Doobie Brothers, Long Train Running.

Guillaume - Est-ce qu'il y a plus de fa mineur dans Thriller (Michael Jackson) que de mi majeur dans Je suis malade (Serge Lama)?

Kentviewer - Voilà. Nos jours heureux est un vrai bol d'air frais dans l'atmosphère cinématographique peu respirable (ou appréciable) en cet été 2006. Drôle et bon enfant. Foncez, vous ne serait pas déçu ... pour une fois!

Guillaume - Est-ce qu'il y a une vie après la mort?

La mère de Guillaume qui arrive sur le plateau-blog en hurlant - Je vais le tuer ce gosse!!!

Kentviewer - Pour une fois, tu vas pouvoir répondre toi-même à l'une de tes questions ... enfin, j'sais pas, p't'être.

Tu l'auras compris, lecteur. Nos jours heureux, ce genre de comédie française, il faut en profiter parce qu'il n'en n'existe pas toute une colonie.

Note : 6/8

# Posté le mardi 22 août 2006 14:29

Modifié le samedi 11 novembre 2006 07:55

Interview twenty nine : Le dernier samaritain

Interview twenty nine : Le dernier samaritain
Pour beaucoup la référence en héros de films d'action est John McLane (Die Hard). Pour Kentviewer, John McLane est un bisounours à côté du grand Joe Hallenbeck. Interview-critique enflammée avec Joe pour un film d'exception méconnu des amateurs.

Synopsis : Détective privé alcoolique et cynique, Joe Hallenbeck fut autrefois un héros des services secrets. Sa carrière a tourné court, tout comme celle du footballeur noir Jimmy Dix, qu'il rencontre dans une boîte de nuit où se produit Cory. L'assassinat de cette dernière va lancer les deux hommes dans une enquête difficile et musclée...

Kentviewer - Bonsoir Joe.

Joe Hallenbeck - B'soir. T'as une cigarette?

Kentviewer - Non, je ne fume pas. Et je ne bois pas non plus, donc pas la peine de me demander un scotch on the rocks avec des glaçons.

Joe Hallenbeck - Ca viendra quand, comme moi, ta fille te traitera de gros con après avoir ouvert son cadeau d'anniversaire!

Kentviewer - C'était quoi son cadeau?

Joe Hallenbeck - Barbie gymnaste avec Ken cuisinier.

Kentviewer - Elle a quelle âge ta fille?

Joe Hallenbeck - 16 ans.

Kentviewer - Ceci explique peut-être cela.

Joe Hallenbeck - J't'emmerde!

Kentviewer - Si je peux me permettre, je souhaiterais faire découvrir Le dernier samaritain à mes fidèles lecteurs.

Joe Hallenbeck - Tu peux te faire mettre!

Kentviewer - Merci.

Joe Hallenbeck - C'est un plaisir.

Kentviewer - Alors, Le dernier samaritain est un film d'action classique avec une intrigue intéressante (les paris sportifs, ce qui englobent corruption, meurtre, dopage, beaucoup d'argent, et tout pleins trucs cool). Le réel intérêt du métrage vient du charisme hallucinant du personnage principal Joe Hallenbeck ...

Joe Hallenbeck - C'est moi-même.

Kentviewer - Incarné par un Bruce Willis au top de sa forme (plus jamais, il n'incarnera un personnage aussi classe, John McLane peut se reconvertir dans la comédie romantique), Joe Hallenbeck est un détective ancien héros national, gros fumeur, alcoolo, fauché, trompé par sa femme et son meilleur ami, détesté par sa fille et la plus grande partie de la population terrestre.

Joe Hallenbeck - Joli tableau!

Kentviewer - Un gros loser? Non. Car Hallenbeck est fort et courageux (comme la plupart des héros), mais pas seulement. Il pourrait battre ce puceau de Brice de Nice à une bataille de joutes verbales.

Brice de Nice - (qui arrive en courant avec sa tenue yellow habituelle) Non, mais ça va pas! Impossible de battre Brice, le roi de la glisse!

Joe Hallenbeck - (très calmement) Edith Piaf voudrait récupérer son déguisement de poussin ...

Brice de Nice - (repartant tête baissée) Pffff ...

Kentviewer - La preuve (sa repartie dans Le dernier samaritain est de meilleure qualité). Les vannes fusent et les répliques s'enchaînent dans un rythme orchestré par Tony Scott (réalisation bourrine et bordélique mais efficace, rien à signaler!). Mais le plus gros du succès (dans mon estime) vient de M. Shane Black qui est à l'écriture du scénarii et autres dialogues pleins d'ironie, d'humour noir et de cynisme. Et puis, la violence gratuite, c'est tellement jouissif quand c'est assumé! La réalisation est mise au second plan, toute la pellicule tient sur les conneries débités par le duo (on en oubli presque que c'est un duo à la L'arme fatale tant le one-man-show de Joe est bluffant!) Hallenbeck/Jimmy Dix (interprété par Damon Wayans, un peu en retrait par rapport au monstre caractériel Hallentbeck, mais pas en reste non plus). Shane Black (qui a travaillé sur L'arme fatale justement et sur le très moyen Au revoir à jamais) si tu me lit, ton travail a trouvé son fan, et pas n'importe lequel (Kentviewer, quand même!).

Joe Hallenbeck - C'est vrai que Jimmy fait partie de ces tapettes à qui on s'attache facilement.

Kentviewer - Bref! Le dernier samaritain est un pur film d'action bourrin aux dialogues savoureux avec des personnages charismatiques et attachants. 1h45 où l'on débranche le cerveau, et que c'est bon!!!

Joe Hallenbeck - Dis donc, Kentviewer. J'comprend pas que tu ait autant de lecteurs. Avec toutes ces parenthèses, ta critique, c'est un putain de bordel!

Tu l'auras compris, lecteur. Le dernier samaritain, ça mérite un (d'où le titre) gros coup de chapeau à Shane Black pour l'écriture.

Note : 6/8

# Posté le lundi 07 août 2006 14:43

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 09:03

Bonsoir lecteur (7)

Bonsoir lecteur (7)
Mais quelle chaleur, bordel!
Je sais ce que vous allez me dire :
- "On est au courant pour la chaleur, je transpire comme une huître sortant du four!"
- "Oui ... Euh ... Tu le mets pas souvent à jour ton blog."
- "Tu es un génie! Je voudrais être tout comme toi!"
- "Quelles interview-critiques passionnantes! Continue! Je garde mon abonnement internet juste pour aller lire tes articles."
- "Tu penses que le poireau, c'est meilleur que la betterave ou c'est pareil?"
- "Il y a plus de morts ou de vivants sur Terre?"
... Et j'en passe.
En tout cas, peu importe ce que vous dîtes, j'adore vos commentaires et plus c'est du n'importe quoi, plus j'aime alors LACHEZ-VOUS!

Je vais vous racontez ma semaine et après j'enchaînerais avec le premier volet de mon autobiographie.

- Jeudi : La F.I.B.E. (Fédération Internationale de Blogs Exceptionnels) m'a appris par fax que mes interview-critiques vont être adaptées en 259 langues.

- Vendredi : Le procès de Kentviewer contre Voici commence. Je les ait attaqués parce qu'ils avaient publiés des photos de moi nu (hummmmmmmm...) alors que je revenais d'un combat contre David Douillet dans la boue (moins hummm...).

- Samedi et Dimanche : Un fou tient en otage 35 hommes dont 28 femmes et 15 enfants dans un entrepôt de fruits exotiques. Le président français des United States of Auxerre (U.S.A.) me demande de régler ce problème. Ni une, ni deux, je négocie l'affaire pendant la nuit. Le fou en question relâche les 4 otages (oui, on a eu un peu de casse!) contre un autographe dédicacé par moi. Facile!

- Lundi : Moi et mon équipe de base-ball (les Micros d'argent) avons remporté la finale de la coupe japonaise de Rio aux détriments de l'équipe minable des Calendar boys. Le score : 16 buts à 0 (ils ont un très mauvais gardien de but).

- Mardi : Un journal que l'on ne trouve que dans ma région sicilienne (en Sicilie, quoi!) titre : "Free et AOL dominent grâce à Kentviewer". Il paraît que les gens s'abonnent en masse parce qu'ils ont entendus parler de mon travail extraordinaire. J'ai passé ma journée à lire.

- Mercredi : J'ai annoncé publiquement dans l'hystérie générale que tous les 4 articles sur mon blog, je publierais un volet de mon autobiographie. Les maisons d'éditions s'arrachent déjà les droits d'exploitations. Luc Besson (refus immédiat) et James Cameron (pourquoi pas?) sont prêts pour l'adaptation cinématographique.

Et toi, lecteur. Racontes-moi ta semaine.

Autobiographie of me by me

Episode one (1) : Naissance d'un futur Grand.

Un beau soir d'été en Décembre. 23h23. Ma maman, qui ne sait pas encore l'être exceptionnel qu'elle porte en elle, a les premières grosses contractions.
23h51. Bloc opératoire. L'accouchement commence. Le médecin d'origine mexicaine prie ma mère de pousser. Extrait de la conversation :
Le médecin - Poussez Madame! Poussez!
Ma maman - Gnnnn...
PROUT!
La suite est banale.
Entre 23h59m59s et 00h00. Je sors sans pleurer, alors le médecin me fout une fessée pour entendre ma voix (ils font ça à chaque fois qu'un enfant ne pleure pas en sortant du ventre de sa mère), un peu fatigué par l'heure tardive et le décalage horaire, je lui ai foutu une droite bien appuyée et je lui ai pissé dessus. Non, mais ... Oh!
Une fois les esprits calmés (le médecin hurlait en sortant : "J'vais me l'faire! J'vais me l'faire!" dans un français approximatif), l'infirmière me prit dans ses bras remplit de bracelets verts et de taches de rousseur, me collant contre son buste habillé d'un débardeur rose en dessous sa blouse de service (je ne sais plus la couleur de ses talons aiguilles, je n'arrive pas à me rappeler des détails).
Fin de l'épisode one (1).

# Posté le mercredi 26 juillet 2006 17:13

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 09:10

Interview twenty eight : Alone in the dark

Interview twenty eight : Alone in the dark
J'avoue, lecteur. J'ai regardé cette daube. Comment j'ai fait? Et bien, j'ai pris le DVD, je l'ai enfoncé dans le lecteur de ma chambre, je me suis allongé sur mon lit habillé seulement d'un beau caleçon (certaines bavent déjà!), j'ai appuyé sur Lecture de ma télécommande, j'ai glissé doucement la main dans mon caleçon (l'hystérie est totale dans la gente féminine, l'arrêt cardiaque de millions de femmes est proche), je me suis gratté les cojjjonessss pour ne pas m'endormir au bout de 28 minutes de "film", puis (au bout d'un certain temps) je me suis levé (toujours la main dans le caleçon, mesdemoiselles), j'ai attrapé le disque et je l'ai lancé si loin, si fort qu'il doit se trouver sur une plage de Miami maintenant, se reposant du décalage horaire. Voilà, lecteur, tu sais tout. Cette introduction est interminable alors passons à la critique. J'annonce déjà la note : 0/8! Sans pitié!

Synopsis : Les aventures du détective Edward Carnby parti sur l'île de Shadow Island pour enquêter sur le meurtre d'un ami. Sur place, il fera équipe avec une anthropologiste se nommant Aline Cedrac et sera poursuivi par des créatures de l'ombre.

Kentviewer - Bonsoir.

Mon ingénieur du son qui passe par hasard sur le plateau-blog, personne n'a souhaité se déplacer pour parler de ce métrage pitoyable - Bonsoir Kentviewer.

Kentviewer - Si vous le permettez. Je vais juste détruire cette merde de Alone in the dark. Attends, non. Ce "truc" ne mérite pas de majuscule ou de gras. Je reprends. Je vais détruire alone in the dark.

Le mec qui s'occupe des lumières sur le plateau blog, je sais plus comment on appelle les gens qui font ce métier - J'adore quand tu détruis les films qui sont à chier.

Brice de Nice qui passe par là, je ne sais pas pourquoi - Ouais!!! Vas-y, Kentviewer!!! Casses-le!!!

Kentviewer - Par où commencer? L'histoire? Un mec au passé douloureux cherche un truc (?) et on lui tombe dessus parce qu'il possède un truc (?) (une baston pitoyable et incompréhensible au bout de dix minutes de "film"). Puis sa copine et lui se font attaquer par une bête ridicule, ils s'en sortent puis ils découvrent que des méchants pas beaux ont mis dans le corps de certaines personnes une espèce de limace qui rend zombie. Vous comprenez? Non? Moi non plus. Attention, ça se complique. Les zombies dont je parlais juste avant attaquent les héros (pourquoi?) et ils s'en foutent que ce soient juste des innocents contaminés, ils tirent dans le tas sur fond de musique métallique à vomir. Puis il y a aussi des monstres vilains et ... Je sais plus, ça me soule. Ah! Je vais niquer la fin du film comme ça, vous ne perdrez jamais 2h pour cette merde : alors les méchants qui faisaient des expériences pour rendre zombie ou monstre au choix, ce sont les anciens employeurs du héros (wouaw!) et leurs laboratoires se trouvaient juste en dessous de l'orphelinat où le héros a grandit. Voilà.

Une fan hystérique nue qui arrive en courant - Keeeentvieweeeeeer! I love you!

Kentviewer - Sécurité, s'il vous plait! C'est déjà la 28ème aujourd'hui!

Ma maquilleuse très mignonne - Vous avez finit votre critique?

Kentviewer - Non. Je vais la torcher :
- réalisation de Uwe Boll pitoyable,
- effets spéciaux merdiques,
- musique à chier, principalement du métal (sauf le morceau où les héros baisent qui est très bon Seven seconds pour les connaisseurs),
- acteurs qui méritent des coups (Tara Reid, t'es même pas belle, on t'as vu dans Public ou Voici!) (Christian Slater, t'es tombé bien bas pourtant t'es excellent dans Broken arrow, mais tu toucheras le fond avec Hollow man 2).
J'ai bien résumé! Alone in the dark, à éviter!

Johnny Hallyday, mais qu'est-ce qui fout là, celui-là - Hey! Kentviewer! Ah que, la deuxième paire de lunettes, elle est à 1 euro.

Kentviewer - Merci du conseil, Johnny!

Un chien remouant la queue : Wouff!

Une voix assez masculine dans mon oreillette - Enfuis-toi! Tu vois bien que le plateau-blog est envahit par tout et n'importe quoi!

Tu l'auras compris, lecteur. Mieux vaut être seul dans le noir qu'être éclairé par un écran qui diffuse Alone in the dark.

Note : 0/8 (je vous avez prévenu)

# Posté le lundi 24 juillet 2006 11:58

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 09:03

Interview twenty seven : Funny games

Interview twenty seven : Funny games
Un film hallucinant, culte pour beaucoup de cinéphiles. Moi, Kentviewer, je m'en vais critiquer ce film. Accueillons ensemble le grand, le très grand Hannibal Lecter pour parler de ce métrage.

Synopsis : Une famille composée d'un couple et de leurs deux enfants passe ses vacances au bord d'un lac. Deux jeunes hommes leur rendent visite sous un prétexte futile. Ils les séquestrent et les assassinent un à un.

Kentviewer - Bonsoir Hannibal.

Hannibal Lecter - Humpfffff.

Kentviewer - (aux policiers qui entourent Hannibal) Enlevez-lui son masque. Ca ira.

Hannibal Lecter - (sans son masque) Merci, très cher.

Kentviewer - C'est naturel, j'ai besoin de vous pour parler de ce film psychologiquement très dur.

Hannibal Lecter - C'est avec un plaisir non dissimulé que je vais vous faire part de mon avis.

Kentviewer - Alors ce film allemand sortit en 1997 est assez méconnu. Le cinéma allemand ne s'exporte pas très bien.

Hannibal Lecter - C'est bien dommage, les allemands ont très bon goût.

Kentviewer - Vous voulez dire qu'ils ont DE très bons goûts?

Hannibal Lecter - Non, non. Vous m'avez très bien compris.

Kentviewer - Passons. Parlons un petit peu du scénario, c'est là, la vraie force du film, n'est-ce pas?

Hannibal Lecter - En effet. Le scénario est simple mais tellement diabolique. L'ambiance est malsaine dès la dixième minute environ (ça correspond à l'apparition du premier détraqué) avec des dialogues bizarres qui renforcent le malaise. Après on ne peut qu'être effaré devant tant de cruauté gratuite. Petit bémol, néanmoins. Les deux psychopathes auraient dues cuisinés leurs victimes puis les ...

Kentviewer - (je le coupe avant de perdre la moitié de mes lecteurs) On a compris, merci. La réalisation n'aide pas à rendre ce film moins dur.

Hannibal Lecter - Oui, c'est vrai. Je pense que ...

Kentviewer - (prise de risque : je coupe la parole à un cannibale pour la deuxième fois consécutive) Laissez-moi en placer une. C'est quand même moi le spécialiste cinéma.

Hannibal Lecter - Certes, mais ...

Kentviewer - (je persiste et signe) Je disais, donc, que la réalisation n'aidait pas à rendre ce film moins dur, moins cruel. En effet, deux points essentiels : le plan immobile de dix minutes qui survient après un drame, nous laissant sans voix avec le bide retourné (on ne peut s'empêcher de se mettre à la place de cette pauvre famille) et la scène de rembobinage comme pour dire aux spectateurs qu'il n'y a aucun espoir que le mal l'emportera sur le bien (mais non, je nique pas la fin du film!) et aussi le fait qu'un des personnages mi-homme mi-démon s'adresse de temps à autre face à la caméra au public. Bon d'accord, ça fait trois points essentiels pour ceux qui suivaient encore.

Hannibal Lecter - Je rajouterais que tous les acteurs sont parfaits. Rien à reprocher dans leur jeu. De plus, certains sont très appétissants.

Kentviewer - Funny games est donc une réussite que ce soit au niveau du scénario machiavélique ou au niveau de la réalisation malsaine. On tremble, on souffre, on hallucine. Soyez accompagné et accrochez-vous si vous vous apprêter à mettre le DVD dans le lecteur.

Hannibal Lecter - C'est Monsieur Lecter pour vous. Espèce de cinéphile à la noix. Hum, ça ferait un bon plat, ça! Juste après un facteur à la menthe.

Kentviewer - (mettant fin aux délires gastronomiques du cannibale) Voilà, l'interview-critique touche à sa fin.

Hannibal Lecter - J'ai faim.

Tu l'auras compris, lecteur. Funny games, à ne pas juger au titre!

Note : 7/8

# Posté le lundi 24 juillet 2006 11:54

Modifié le samedi 11 novembre 2006 07:35