Interview thirty eight : 5x2

Interview thirty eight : 5x2
Voilà, maintenant un film qui ne va pas me rapporter beaucoup de commentaires. Normal. C'est un film français (déjà!) d'auteur (en plus!), et assez peu connu. Peu de personnes m'ont dit "Putain va voir 5x2, ça déchire!". Bref. François Ozon est là, ce soir, pour qu'on discute de son film, alors allons-y!

Synopsis : Cinq moments de la vie d'un couple d'aujourd'hui, de la séparation jusqu'à la rencontre.

Kentviewer - Merci d'avoir acceptez mon invitation, M. Ozon.

François Ozon - Tout le plaisir est pour moi.

Kentviewer - Normal. M. Ozon, Première question. Pourquoi une jaquette (ou affiche) aussi joyeuse qui annonce le bonheur amoureux alors que l'histoire de ce couple est plutôt sombre?

François Ozon - En fait, ce film est un peu comme un long périple de ... Je finirais cette phrase un autre jour ...

Kentviewer - ???

François Ozon - ...
(note personnel - c'est le meilleur dialogue que j'ai entendu)

Kentviewer - Bien. Enchaînons.
Dans 5x2, il y a 5. Cinq comme cinq moments dans la vie d'un couple. Ces cinq moments rythmés par de la musique italienne (c'est spécial mais ça rend plutôt bien) sont contés à l'envers. Ce système de scénario à reculons s'avère être la grande force du film. Ainsi, le film débute sur le divorce ce qui suscite tout de suite l'intérêt du spectateur (mais comment en sont-ils arrivés là?). Le film embraye sur la routine, l'accouchement, le mariage pour s'achever sur la rencontre. D'ailleurs, Ozon nous livre un (faux) happy end plein d'espoir alors que chacun sait que les deux tourtereaux vont se déchirer l'un l'autre.

François Ozon - Pour le happy end, aucun de mes adjoints n'étaient d'accord avec moi mais je leur ait dit : "Dans la vie, il faut oser. Osons".

Kentviewer - Merci pour ce secret de tournage et ce joli jeu de mot.
Dans 5x2, on va de surprises en surprises :
- les personnages ne sont pas ce qu'ils semblent être (la gentille femme d'abord coincée se révélera tout autrement),
- les raisons de l'échec du mariage se dévoileront au fil que l'on avance dans cette oeuvre.
Passionnant tout ça.
Ce film est sûrement l'un des films les plus difficile à décrire, c'est une expérience qu'il faut vivre. Bien sûr, les longs plans sans dialogues peuvent en rebuter plus d'un (dont moi d'ailleurs), mais c'est du cinéma d'auteur et il faut le prendre comme tel.

François Ozon - Il faut le prendre comme un tel? Un fix ou un portable?

Kentviewer - Décidemment, vous êtes hilarant.
Et puis, dans 5x2, il y aussi 2. Deux comme deux acteurs extraordinaires. Hallucinantes performances de Valeria Bruni Tedeschi et Stéphane Freiss (que je ne connaissais pas du tout). Leurs prouesses y sont pour beaucoup dans la réussite du métrage. Un mot pour les décrire : bluffant!

François Ozon - Merci pour eux. Ils sont formidables, ils méritent l'oscar collectif.

Kentviewer - Exagération quand tu nous tient ...
La réalisation n'est pas en reste non plus. François Ozon nous plonge parfaitement au coeur de ce couple, l'immersion est totale. A cela vient s'ajouter des plans longs, profonds et d'une réelle beauté (le plan final sur la plage, ou quand la nouvelle mariée est face à une rivière en pleine nuit, c'est cucul mais plutôt jolie). La réalisation du metteur en scène français atteint même des sommets. Comme dans la scène où durant un dîner, le couple homo parle de l'adultère, le mari est laissé hors champ durant la conversation, on sait déjà qu'il a quelque chose a se reprocher mais quoi? Dans cette scène, on pourrait se croire dans un vieux film policier, chaque personnage décrivant leurs opinions, leurs expériences filmés de face. C'est du tout bon.

François Ozon - Quand c'est bon, c'est Ozon.

Kentviewer - 5x2 est un film prenant sur les difficultés d'un couple pas vraiment comme les autres, indescriptible mais saisissant. A voir.
M. François Ozon, pour conclure, 5x2?

François Ozon - 10.

Tu l'auras compris, lecteur. Le projet 5x2 est une opération réussie.

Note : 5/8

# Posté le vendredi 10 novembre 2006 02:13

Modifié le dimanche 12 novembre 2006 11:15

Interview thirty seven : Playboy à saisir

Interview thirty seven : Playboy à saisir
Circulez, y a rien à voir! Je ne parle pas de mon article (qui sera encore intelligent et hilarant) mais bien de cette énième comédie romantique américaine. Ce genre me déplait déjà à la base (normal je suis un mec et peu de mecs apprécient ces films), est-ce que j'arriverais à être objectif? Sûrement pas.

Synopsis : Il a (presque) toutes les qualités qui font rêver les femmes. Il est beau, viril, élégant, dynamique, intelligent, sportif, sympa et plein d'humour (tiens! une description de Kentviewer) . Il aime ses parents... un peu trop même car à 35 ans, cet "adulescent" modèle n'a pas encore "décollé" et "coupé le cordon".
Mais comment faire déguerpir gentiment un grand garçon qui commence à prendre de la place dans votre appartement ? En engageant la femme de ses rêves ...

Kentviewer - Mesdemoiselles, accueillez comme il se doit Mister Hugh Grant!

Hugh Grant - Hello. Comment ça va, Kentviewer?

Kentviewer - Bien, merci. Je suis un peu étonné que tu parles aussi bien français.

Hugh Grant - Il arrive que je me surprenne aussi.

Kentviewer - Bien. Qu'est-ce que ça fait de savoir que des comédies romantiques sortent sans ton nom au générique?

Hugh Grant - C'est une attaque?

Kentviewer - Non, mais ça va le devenir. T'en as pas marre de faire toujours les mêmes films, à savoir les comédies d'amour (bûrk!) pour ados abonnées à Jeune et jolie (ne me demandez pas comment je connais ce magazine)?

Hugh Grant - Ah ... Euh ... Je ne comprends pas bien le français.

Kentviewer - Quand ça t'arranges!
Au lieu de parler de l'histoire de ce Playboy à saisir, je vais énoncer le schéma type des comédies romantiques à l'américaine :
- il faut deux personnages, un homme et une femme (sinon il y aussi la célèbre variante deux hommes et une femme)
- l'un, ou l'autre a un secret,
- les deux tourtereaux entament une relation malgré ce secret qui pourrait tout remettre en cause,
- les deux tombent follement amoureux l'un de l'autre,
- un jour, le terrible secret ressurgit,
- le couple se déchire dans les cris et les pleurs,
- séparés, les deux personnages sont très malheureux,
- puis un soir, celui ou celle qui avait ce terrible secret prend les choses en mains, rattrape l'autre (sous la pluie de préférence), s'excuse en pleurant,
- l'autre lui pardonne en lançant un "je t'aime" qui parait bien banal sortit de leur bouche,
- ils s'embrassent sous la pluie (variation possible avec une foule qui applaudit, ou des oiseaux qui s'envolent),
- et ils vécurent heureux et eurent ... blabla, blabla, bla.
Tous les films du genre se ressemblent (il y a des exceptions comme le brillant Quand Harry rencontre Sally).

Hugh Grant - (au téléphone avec son agent) Yes, Norbert. Annules tous mes projets.

Kentviewer - Pour ce qui est de Playboy à saisir, le récit est sans surprises, aussi prévisible que le dénouement d'un épisode de Flipper (le dauphin pas le bouffe pognon des bars). La réalisation sans âme ne rattrapera jamais la faiblesse du scénario. Les acteurs, bien que charmants (c'est la pitié qui parle), sont peu crédibles et font peine à voir. La faute à des dialogues aussi vides que le cerveau de Tom Cruise. Même en cherchant, je ne trouve rien à en tirer.

Hugh Grant - Ha! Ha! Ha! C'est vrai que la tête de Tom est vide! Ha! Ha! Ha! ... Euh ... Vous pourriez couper ça avant la publication sur le blog?

Kentviewer - Pas de problème, Hugues.

Hugh Grant - Thanks.

Kentviewer - C'est rien.
Bon, je vais conclure sur Playboy à saisir. La prochaine phrase s'adresse exclusivement aux filles (excusez cette excès de machisme) : si vous riez pour aucune raison, si votre couloir ne peut pas encore être peint en rouge, si vous avez aimer tous les films dont les titres commencent par Coup de foudre à ou Amour à, ce film est pour vous!

Hugh Grant - Qu'est-ce que tu veux dire par "si votre couloir ne peut pas encore être peint en rouge"?

Kentviewer - Je veux dire "si vos escalopes ne peuvent pas encore être assaisonnée au ketchup".

Tu l'auras compris, lecteur. Playboy à saisir, un film où l'intérêt est impossible à saisir.

Note : 0/8

# Posté le vendredi 03 novembre 2006 10:14

Modifié le dimanche 12 novembre 2006 11:13

Bonsoir lecteur (9)

Bonsoir lecteur (9)
Je commence par la citation du jour : "Ne cherches pas minuit à 24 heures, sinon les architectes chercheront des anguilles dans une botte de lutin".

Je reprends en main mon blog pour votre plus grand plaisir. Les interview-critiques sont publiées de manière régulière. Alors, comblé cher lecteur?
Mis à part toutes ces choses inintéressantes, si vous avez des idées pour les "peoples" à interviewer, FAITES M'EN PART. Je me ferais un plaisir d'aller les descendre avec pour prétexte la critique d'un film.

Autobiographie of me by me

Episode three (3) : L'épisode qui n'a pas de titre.

Ceci est une histoire vraie, elle pourrait heurter la sensibilité des plus jeunes.
J'avais à peine 13 ans lorsqu'un drame changea ma vie.

Alors que j'escaladais l'Himalaya les yeux bandés sous une tempête de neige, j'entendis au loin comme des gloussements de truie. Ni une, ni deux, je retira mon bandeau et je partit à la recherche de l'endroit d'où provenaient les bruits. En 9 minutes, me voilà arriver dans une grotte où l'obscurité prédominait sur la lumière de la lune (mais je suis un vrai poète!). Dans la pénombre, je distinguai une forme rappelant le célèbre Bigfoot. Les gloussements de truie se rapprochaient au fil que j'avançais courageusement vers la bête (je n'ai jamais été très bon en Français). D'un seul coup, ces bruits se transformèrent en un son ignoble, un peu comme lorsqu'un dindon se fait égorger vivant. Mon sang se glaça aussi rapidement qu'une glace à la framboise fond sous le soleil du Sahara. Arrivé à distance adéquate, j'osais un :
Moi - Fais pas chaud dehors, hein?
Et là, la partie têtale du monstre virevolta et me lança :
Bigfoot ou ... - C'est pas faux!
C'est alors que je reconnus Marianne James (jury Nouvelle Star). Cela explique les gloussements de truie et la forme de Bigfoot.
J'en tira une grande leçon de cette aventure : "L'ombre au tableau n'est pas obligatoirement porteuse de mauvaises nouvelles". Comme quoi les leçons ne sont pas toujours très claires.

Fin de l'épisode three (3).

# Posté le jeudi 02 novembre 2006 12:00

Modifié le jeudi 02 novembre 2006 15:08

Interview thirty six : Incontrôlable

Interview thirty six : Incontrôlable
Aujourd'hui, c'est grand défouloir sur http://kentviewer.skyblog.com!!! Comment vider ses nerfs sur un film de merde en plusieurs lignes. Accroches-toi lecteur (peut-être sera-tu choqué?), c'est partit!

Synopsis de MERDE : Alors, c'est une histoire de MERDE d'un mec de MERDE qui a un corps de MERDE et ce corps de MERDE se rebelle pour des raisons de MERDE. Delà va s'enchaîner que des emMERDEs de MERDE, il y aura même une histoire d'amour de MERDE. Voilà, c'était le synopsis de MERDE.

Kentviewer - Après La beuze, Les 11 commandements (sûrement le plus regardable des nommés) et Iznogood (qui n'a jamais aussi bien porté son nom), Michaël Younul revient dans Indigérable.

L'agent-avocat de Michaël Youn - Si je peux me permettre, mon client se nomme M. Michael Youn et le film s'intitule Incontrôlable et non Indigérable.

Kentviewer - Je vois pas la différence. Et pourquoi êtes-vous là? J'ai invité M. Youn et non son larbin.

L'agent-avocat de Michaël Youn - Après ce qu'il s'est passé lors de l'interview-critique du film Le carton (voir 8 pages plus loin), mon maître ... Euh ... Mon client n'a pas souhaité renouveler l'aventure mais il m'a tout de même demandé de venir défendre le film qu'il a co-écrit.

Kentviewer - Ceci explique cela.
Je ne vois pas d'objection, donc on va commencer. N'y allons pas par 36 chemins, ce truc que vous osez appeler "film", c'est une grosse raclure de chiottes!

L'agent-avocat de Michaël Youn - Raclure de chiottes?

Kentviewer - Oui, une belle grosse raclure de chiottes.

L'agent-avocat de Michaël Youn - Je note.

Kentviewer - Notez.
Le scénario de Inregardable me rappelle à quel point le plus mauvais des épisodes de Derrick peut être passionnant. Le personnage principal, incarné par Michaël Youn him-self, a un charisme aussi invisible qu'un pet de chameau. Les personnages secondaires auraient pu être intéressants et originaux dans les années 70. Mais là, les acteurs qui tentent d'interpréter ces rôles sautent à pieds joints dans le ridicule.

L'agent-avocat de Michaël Youn - Si vous continuez à être insultant, il se pourrais que toute l'équipe du film porte plainte contre vous, M. Kenviewer.

Kentviewer - Parce qu'il a fallut toute une équipe pour accoucher d'une telle bouse?!

L'agent-avocat de Michaël Youn - Je vous aurais prévenu.

Kentviewer - On a osé nous présenter cette daube comme un film comique.
??????????????????????????????????????????????????????????????????????
J'ai plus rigolé en regardant un raton laveur se suicider. Je pense que cette phrase résume bien l'impact comique du film.

L'agent-avocat de Michaël Youn - Pourtant, j'ai beaucoup rie devant le film.

Kentviewer - J'ai une explication à cela. Les seules personnes susceptibles de rire devant ce "film" sont les salariés ou les amis de Youn (comme quoi même l'amitié n'est plus sincère de nos jours).
Après la projection de l'horreur (le film pour ceux qui ont du mal à suivre), on se pose des questions. Est-ce qu'il faut être con comme un balai pour apprécier ce film? Qui est le plus con, Youn qui a co-écrit et qui joue dans ce film ou ceux qui ont achetés ce gros caca de DVD? Est-ce que même La vache qui rie ne s'est pas marrée durant la séance? L'argent fait-il le bonheur? Y a t il une quelconque forme de vie sur Pluton? Si oui, il faut envoyer l'équipe d'Indéfendable là-bas.

L'agent-avocat de Michaël Youn - Incontrôlable, pas Indéfendable.

Kentviewer – Appelez ça comme vous voulez. Quel que soit le titre, cette crotte cinématographique est aussi drôle qu'un clown dépressif. Les acteurs sur jouent, les effets spéciaux ou trucages sont scandaleux quand on sait les moyens de cette production (tous les moyens ne sont-ils pas passer dans le salaire d'un Thierry Lhermitte aux sourcils redessinés qui fait peine à voir ici), le réalisateur a dû mettre en scène son film les yeux fermés et avec des boules quiès.
Je vais conclure cette critique en rimes. Incontrôlable, c'est 1h20 interminables, juste pitoyable et lamentable, de quoi péter un câble, je préfère bouffer du sable!
Cher invité, pouvez-vous faire passer un message à M. Youn pour moi?

L'agent-avocat de Michaël Youn - Oui, sans problème.

Kentviewer - (en hurlant dans un mégaphone sur l'air du Morning live) K-E-N-T-V-I-E-W-E-R, le meilleur des meilleurs, le critique qui te fera arrêter le ... cinéMAAAAAAA!

Tu l'auras compris, lecteur. Au début d'Incontrôlable, le héros maltraite son corps. En salles ou dans les bacs, Incontrôlable maltraite le cinéma.

Note : 0/8

# Posté le mardi 31 octobre 2006 09:15

Modifié le mardi 31 octobre 2006 17:06

Interview thirty five : Shane's Black kiss kiss bang bang

Interview thirty five : Shane's Black kiss kiss bang bang
Hey! Salut toi! Encore a guetté quand paraîtras ma nouvelle interview-critique qui te feras rire, qui te feras rêver! Et bien, te voilà rassuré, lecteur, c'est pour tout de suite.

Synopsis : Harry Lockhart, voleur en fuite, se retrouve accidentellement au beau milieu d'un casting de polar Hollywoodien. Afin de préparer au mieux son rôle, il fait équipe avec un détective privé sans foi ni loi et une comédienne en herbe. Ils finiront par se retrouver impliqués dans une réelle et mystérieuse affaire de meurtre.

Kentviewer - Malheureusement, mon invité n'a pas pu se déplacer. Par contre, on va pouvoir le joindre par téléphone.

... TUT... TUT... TUT...

Une voix de fillette - Allô?

Kentviewer - Allô! Ecoutes, maman est près de toi, il faut lui dire: "Maman, c'est quelqu'un pour toi"!

La voix de fillette - Ah! C'est le monsieur de la dernière fois. Bon, je vais la chercher, je crois qu'elle ...

Kentviewer - (je la coupe) C'est bon. On ne va pas refaire toute la chanson.

Une voix de transsexuelle qui arrache le combiné à la fillette - Allô?

Kentviewer - Allô? Christine Bravo?

Christine Bravo - Oui. Qui est-ce?

Kentviewer - Kentviewer. Vous savez pour l'interview-critique de Kiss kiss bang bang?

Christine Bravo - Ah oui! Bah, je trouve que c'est une très jolie femme. De plus, 35 hommes en même temps, c'est bien plus que mon ancien record qui était de 28.

Kentviewer - Non, non. Je ne parle pas de Miss kiss Gang bang, mais du film de Shane Black, Kiss kiss bang bang.

Christine Bravo - Ah! Euh ... Jamais entendu parlé.

Kentviewer - C'est donc vrai que vous êtes obsédée sexuelle super vulgaire!

Christine Bravo - Je conteste.

Kentviewer - Vous êtes bien la seule.
Avec Kiss kiss bang bang, Shane Black nous offre un buddy-movie d'exception.
Preuve en est, une des premières phrases du film : "Vu que je vois pas d'autre narrateur dans le coin, vous allez devoir m'écouter" (en tout cas, si j'ai mal retranscrit, c'est un truc dans le style). Il annonce la couleur. On va écouter un narrateur (une petite frappe au culot démesuré) qui se mélange lui-même les pinceaux dans son histoire, un narrateur à qui il va arriver un gros tas d'emmerdes et que l'on va voir partir dans des délires d'accros au cannabis (je pense à une des dernières scènes en particulier). En plus, ce narrateur forme un duo explosif avec un personnage (un détective gay interprété par Val Kilmer dont l'autodérision lui fait gagner 35 places dans mon estime) au charisme incroyable, à la réplique toujours cinglante et au style incomparable. Les deux se vannent à coup d'insultes vulgaires ou de subtilités hilarantes, vraiment ce duo est peut-être le meilleur que l'on ait vu au cinéma (depuis Gibson-Glover pour l'Arme fatale, d'ailleurs le créateur de ce tandem était déjà Shane Black). Mais le film ne tient pas seulement à la qualité du couple et à la pertinence de tous les dialogues, il y a aussi une enquête policière (de détective style année 80, en fait) solide et une histoire d'amour légère qui ne ressemble à aucune autre.

Christine Bravo - Moi aussi, je ne ressemble à aucune autre.

Kentviewer - Et heureusement ...
Shane Black, dont c'est le premier film en tant que réalisateur, délivre un film original ultra stylé à l'ambiance aussi noire que l'humour. La réalisation est soignée, le scénario est passionnant, les références sont omniprésentes, les dialogues sont savoureux, la bande son soutient parfaitement l'ensemble, les scènes d'action dynamise l'intrigue bien ficelée et les acteurs sont convaincants (et en bonus, le metteur en scène critique Hollywood, sans si attardé, mais que c'est bon!), que demandez de plus?

Christine Bravo - (qui croit qu'on ne l'écoute pas) J'ai le cul qui me gratte ... Chéri! Apportes le râteau, ça me démange encore!

Kentviewer - (en partant) Désolé, je suis un peu pressé, je suis convoqué au commissariat pour avoir prononcé le mot "cannabis" dans cette critique. Alors, en un mot Kiss kiss bang bang, c'est LA CLASSE!

Christine Bravo - Allô? Je peux raccroché?

Le technicien de surface qui nettoie toujours le plateau-blog après mon interview-critique - Finalement, Christine Bravo n'aura servit à rien!

Christine Bravo - Je suis encore au bout du fil.

Le technicien de surface - Je sais.

Tu l'auras compris, lecteur. Shane's Black kiss kiss bang bang, le film rock n'roll déjanté de l'année, à ne pas manquer. Même pas pour un kiss n'langue d'Eva Longoria.

Note : 8/8

# Posté le vendredi 27 octobre 2006 18:38

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 09:01