Interview forty two : The weather man

Interview forty two : The weather man
"Un temps de merde sur la majorité du pays. Les températures monteront jusqu'à 42 degrés dans le sud. N'oubliez pas votre écharpe et vos gants, la neige est attendue à Toulouse. Bonne soirée à tous, je vous laisse avec la 1945ème diffusion de L'aile ou la cuisse. Demain, nous fêterons les Monique. A demain". Assez parlé du temps. Le temps, c'est de l'argent. Alors, enchaînons avec l'interview-critique d'Arthur pour The weather man.

Synopsis : Un présentateur météo fraîchement divorcé souhaite se réconcilier avec son ex-femme et ses enfants avant de partir travailler à New York. Synopsis qui ne donne vraiment pas envie, et pourtant ...

Kentviewer - Salut Arthur.

Arthur - Salut Kentviewer.

Kentviewer - Alors, Arthur. Tu as tout fait : de la télé, de la radio, un one-man-show, du cinéma (vu très rapidement dans Paparazzi). Qu'est-ce qui te restes à faire?

Arthur - Des partouzes et de l'escalade. Mais, j'ai le vertige, alors ...

Kentviewer - C'est vrai qu'à la télé, tu passes pour un vrai pervers à peloter toutes les candidates.

Arthur - Je ne nie rien.

Kentviewer - Question sans transition, tu n'as jamais présenté la météo?

Arthur - Non, je laisse ça au chevelu de Video Gag.

Kentviewer - Et as-tu vu The weather man?

Arthur - Non, je n'aime pas les films de super héros.

Kentviewer - Tu n'y es pas du tout. The weather man est une petite pépite cinématographique réalisé par le pirate Gore Verbinski. Le métrage est centré sur le personnage de David Spritz qui est un présentateur météo loser ne connaissant que le mépris de sa famille. Avec ce portrait peu réjouissant mais réaliste, le metteur en scène nous immerge en plein coeur de gros problèmes de la société actuelle (l'obésité chez l'enfant, la pédophilie, le divorce, les maladies incurables, ...). Cette satire sociale n'a pas la prétention de nous donner une grande leçon de vie, on suit simplement les mésaventures d'un M. Météo qui n'a soit pas de chance (la coupure de courant alors qu'il s'apprête à faire un discours pour son père), soit peu de délicatesse ("espèce de godemiché") pour beaucoup de maladresse (voir les épisodes du journal ou du café pour le paternel). The weather man est un drame au scénario intelligent et à l'humour noir calibré à merveille, jamais un drame n'a été aussi drôle (hormis le très grand American Beauty).

DRIIIIIIING!

Arthur - (qui prend son téléphone) Excuse-moi, Kentviewer. Allô? Ah c'est toi, chacal! Comment? Que je vende ma boîte? Endemol? Mais, ça y est j'ai vendu mes parts, ça fait un moment. Quoi? Ah! Un échange de boîte? C'est à prendre ou à laisser?

Kentviewer - Je te laisse.
En plus, d'un scénario brillant, le tout est superbement emballé. La photographie est magnifique (Chicago enneigé, superbe!). La réalisation de Verbinski est soignée et efficace, il nous déroule des plans somptueux (voir la scène où le héros marche dans une rue où toute la foule disparaît peu à peu le laissant accepter enfin ce qu'il est). La sublime musique du célèbre Hans Zimmer nous berce, nous envoûte tout le long du film. Toujours juste et profonde, chaque note se marie parfaitement à l'ambiance.

Arthur - Ouais! Moi aussi, je sais mettre l'ambiance avec Fureur!

Kentviewer - On est revenu 10 ans en arrière?
Que dire de plus? Ah oui! Très important. Nicolas Cage prouve une fois encore qu'il est l'un des meilleurs acteurs du moment. Grâce à son jeu, on passe de l'hilarité à l'émotion, de la pitié à la crainte, et toutes autres sortes d'émotions. L'identification est totale car le personnage de Nicolas incarne les craintes de tous. Michael Caine (Alfred dans Batman begins) démontre dans le rôle du père de David Spritz quel grand acteur il est. Les acteurs interprétant les seconds rôles sont excellents, leurs prestations est d'une grande crédibilité (les enfants de Spritz par exemple).

Arthur - En gros, tu dit que The weather man, c'est un peu comme 120 minutes de bonheur?

Kentviewer - Ca ne dure qu'une 1h41, et t'es pas obligé de lister plus ou moins subtilement toutes les émissions pourris que t'as présenté.
Au début du film, le présentateur météo pense : "Je suis rafraîchissant". Il a raison, The weather man est rafraîchissant.

Arthur - Virez-moi du bleu!
...
Excusez-moi, c'est l'habitude.

Kentviewer - (au gros mec balèze de la sécurité en parlant d'Arthur) Virez-moi le! Il est pire qu'un enfant ... de la télé.

Tu l'auras compris, lecteur. Même s'il n'a pas eu le vent en poupe lors de sa sortie en salles, The weather man n'est pas un film tombé de la dernière pluie, mais bien un film brillant et passionnant. Rafraîchissant, quoi!

Note : 6/8

# Posté le mardi 28 novembre 2006 09:21

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 09:03

Interview forty one : Red eye

Interview forty one : Red eye
Après Moulin rouge ou Planète rouge, voici l'Oeil rouge, Red eye en VO. Ces films n'ont rien avoir les uns avec les autres? C'est vrai. Mais je n'avais pas d'autre idée pour commencer cette introduction qui va vite se terminer. Eve Angeli est là, avec moi pour parler du film signé Wes Craven.

Synopsis : Lisa Reisert prend place dans l'avion, elle est agréablement surprise de retrouver Jackson, le charmant jeune homme avec qui elle a pris un verre avant l'embarquement.
Cependant, ce dernier tombe vite le masque et révèle la vraie raison de sa présence à bord : il participe à un complot visant à tuer le secrétaire adjoint à la sécurité nationale...et Lisa est la clef de son succès. Si elle refuse de coopérer, son propre père sera éliminé par un tueur qui n'attend qu'un appel de Jackson.

Kentviewer - Bonsoir Eve!

Eve Angeli - Bonsoir M. Kentviewer! Hi!Hi!

Kentviewer - Alors Eve, tu ne trouves pas que tu es trop catalogué comme la cruche de service?

Eve Angeli - Si. Alors que la plupart du temps, je ne suis même pas de service. Hi!Hi!

Kentviewer - As-tu vu le film qui se passe dans un avion, Red Eye?

Eve Angeli - J'ai jamais vu les films qui passent dans les avions. Je n'ai pas le droit de prendre l'avion, sinon mes seins et mes lèvres explosent. Hi!Hi!

Kentviewer - Quelles lèvres?
Red eye est le dernier bébé de Wes Craven qui a déjà accouché de Scream ou Les griffes de la nuit.

Eve Angeli - Et ben, il donne des noms bizarres à ces enfants ce Ouest Craven. Hi! Hi!

Kentviewer - Je te préviendrais quand j'aurais besoin de tes lumières.

Eve Angeli - C'est à dire ... Que je n'ai pas ma lampe de poche sur moi. Hi! Hi!

Kentviewer - Ah!
Petit thriller sans prétention, Red eye n'est pas le meilleur film de son metteur en scène, mais il n'est pas dénué de qualités (ni de défauts malheureusement). Première qualité, l'originalité du scénario. Le film commence comme une banale comédie romantique, pour se transformer petit à petit en huit clos aérien oppressant et en face à face discret entre un tueur professionnel et une réceptionniste courageuse mais impuissante.
Autre qualité : la mise en scène. Pas de violence gratuite ou excessive, Wes Craven joue la carte "psychologie". Le film fait son petit effet mais n'atteindra jamais la tension d'un épisode de 24.
Pour finir, les acteurs sont jeunes et pleins de fraîcheurs (je ne connaît par leur hygiène de vie, mais par là, j'entend que les acteurs sont plutôt méconnus et qu'ils sont pleins de talents). Rachel McAdams et Cillian Murphy (l'épouvantail dans Batman Begins) offrent un duo solide, l'une touchante et admirable, l'autre impressionnant de cruauté.

Eve Angeli - Boooouuh, la cruauté, c'est mal. Moi, j'ai un ami qui est mort, mais pas de son plein gré.

Kentviewer - Tu fais pas "Hi! Hi!", là?

Eve Angeli - Ah! Pardon, j'ai oublié! Hi! Hi!

Kentviewer - ...
Passons au points négatifs de Red eye ...

Eve Angeli - (qui ose me couper) Olala! Les points négatifs, c'est pas beau. Surtout sur le nez! Hi! Hi!

Kentviewer - (ça y est, j'ai enfin pris la décision de ne plus lui adresser la parole) ...
Deux faits dérangent. D'abord les seconds rôles transparents. En effet, la fillette ou la bande de potes ne sont là que pour rallonger le métrage. 1h23, c'est court pour un thriller. En découle l'autre inconvénient : la fin. La fin est plus que poussive, une espèce de Scream en plein jour, qui laisse un goût d'inachevé.
Comme Eve Angeli, finalement.

Eve Angeli - Hi! Hi!

Kentviewer - Vous voyez?
Au final, Red eye est un gentil petit thriller sans surprises plutôt malin et assez prenant.
Eve Angeli, quelque chose à ajouter? Je crois que vous partez ce soir pour Milan?

Eve Angeli - Non, je vais juste en Italie pendant deux semaines. Je n'ai pas assez de vacances pour partir mille ans. Hi! Hi!

Kentviewer - Es-tu capable de dire un truc intelligent?

Eve Angeli - Oui, bien sûr : "Un truc intelligent"! Hi! Hi!

Tu l'auras compris, lecteur. Red eye n'est pas un film de haut vol, mais jetez-y un oeil sans rougir.

Note : 4/8

# Posté le mercredi 22 novembre 2006 14:13

Modifié le jeudi 23 novembre 2006 02:22

Bonsoir lecteur (10)

Bonsoir lecteur (10)
10 pages. 10 pages complètes. Pour mon anniversaire de 10 pages, je m'auto-souhaite une bonne continuation et que Dieu me garde.
L'heure du premier bilan est arrivée.
http://kentviewer.skyblog.com, c'est :
- 6 mois d'existence,
- 50 articles,
- 45 interview-critiques,
- 999 jeux de mots hilarants,
- 4422 vannes brillantes,
- un écriture habile et un humour subtil,
- 45 films critiqués pour vous éviter les grosses daubes, pour vous inciter à voir certains chef d'oeuvres,
- 5 films à 8/8,
- 1 film à -9/8,
- 45 minutes (le temps pour relire tout le blog) de fous rires incontrôlables,
- près de 350 commentaires (merci),
- écaétera, écaétera ...

Le coin des petites annonces
Vous aimez ce blog? C'est une évidence. Vous souhaitez participer à ce blog mais vous vous dites que vous n'aurez jamais un talent d'écriture aussi immense que le mien? C'est pas faux. MAIS VOUS POUVEZ TOUJOURS ME DIRE QUELLES CELEBRITES VOUS SOUHAITERIEZ VOIR INTERVIEWER DANS UNE PROCHAINE CRITIQUE!
Et puis, merde. Montrez-moi que vous pouvez être plus utile qu'un simple soutien.

Autobiographie of me by me

Episode four (4) : L'enfant prodige a bien grandit.

La veille de mes 16 ans, vers 18h34, mon père (illustre judoka dans le passé) prit son air sérieux et me glissa à l'oreille :
Papa - Alors. Je pense que tu es maintenant en âge de savoir comment te percer les boutons.
Oui, parce que la puberté ne m'a pas raté. Durant quelques années, mon visage ressemblait à une pleine lune avec tous ses cratères, ma peau était semblable au crépi orangé du salon. On m'appelait "terrain miné". Chaque fois que je posais ma tête sur un oreiller, 32 boutons explosaient libérant des litres de pus. Heureusement, il y a Findus ... Euh ... Biactol!

Biactol a versé 1.596.366.009,79 dollars à Kentviewer pour la diffusion de ce spot (ha! ha!) publicitaire dans son autobiographie. La réalité est tout autre. Pour rappel, Kentviewer a été élu "homme le plus sexy de la planète bleu" (c'est un nouveau trophée) à l'unanimité par un jury composé de Eva Longoria, Jessica Alba, Elisha Cuthbert, Nathalie Portman, Magloire et Maïté. A tous ceux qui ont au jour d'aujourd'hui des boutons, j'ai un message à leurs faire passer : Pas de chance!

Fin de l'épisode four (4).

# Posté le lundi 20 novembre 2006 14:21

Modifié le mardi 21 novembre 2006 00:51

Interview forty : Mission : Impossible III

Interview forty : Mission : Impossible III
Votre mission si toutefois vous l'acceptez, sera d'interviewer Brad Pitt afin de critiquer le très moyen
M : I : III.
(introduction la plus courte jamais rédigée)

Synopsis : Ethan espérait avoir tourné une page en quittant le service actif de la Force Mission Impossible pour un poste de formateur ; pouvoir enfin mener une vie "normale", se consacrer tout entier à sa ravissante épouse, Julia...
Mais lorsque Lindsey, la plus brillante recrue de l'IMF "tombe" à Berlin, Ethan se sent moralement obligé de lui porter bla bla bla bla ...

Kentviewer - Hi Brad!

Brad Pitt - Hi Kentviewer!

Kentviewer - Je t'ai fait venir parce que des rumeurs annoncent que tu reprendrais le rôle d'Ethan Hunt dans un hypothétique quatrième volet. Peux-tu en nous dire plus en exclusivité mondiale?

L'imprésario de Brad Pitt - Brad ne souhaite pas répondre à ce genre de questions.

Kentviewer - Okay ...
Sinon Brad, il paraît que dans vos rapports intimes avec Angelina Jolie, tu ne fais pas toujours l'homme. C'est vrai?

L'imprésario de Brad Pitt - Brad ne souhaite pas répondre à ce genre de questions.
Veuillez enchaîner avec votre critique ou je brise votre carrière.

Kentviewer - Mais bien sûr, grosse tâche.
Après une longue valse des réalisateurs, Mission Impossible III voit le jour avec J. J. Abrams aux commandes. Ainsi, il réalisera l'adaptation la plus proche de la série originale mais aussi la moins exaltante des volets cinématographiques. Pourquoi? Et bien, parce que M : I : III est un épisode d'Alias (la série créé par J.J.Abrams) étiré sur deux heures. Pour preuve la personnalité de certains personnages (en tous points semblables à des personnages de la série) ou le mélange missions suicidaires et vie privée des agents. Pas évident pour un génie de la télévision (on lui doit aussi Lost) de faire l'unanimité dans le club des grands cinéastes.

Brad Pitt - The first rule of this Club is "You do not talk about this Club". The second rule of this Club is "You DO NOT talk about this Club".

Kentviewer – Brad Pitt a vraiment un humour bizarre. Il est un peu dans son monde, dans sa bulle, la Pitt bulle.

L'imprésario de Brad Pitt - (me jetant un regard des plus noirs) ...

Kentviewer - Le film souffre de gros défauts. Avec en tête son acteur principal que je ne peux vraiment pas blairer : Tom Cruise. Il gesticule dans tous les sens, sourit en toutes circonstances, même quand c'est inutile. C'est SON film, tout a été fait pour qu'il soit mis en avant. Normal, le bonhomme est une immense star et un producteur égocentrique, dommage qu'il est perdu sa crédibilité avec sa relation en papier-carton avec Katie Holmes (élémentaire, mon cher lecteur) et son goût excessif pour la scientologie.

L'imprésario de Brad Pitt - J'espère que vous ne parlez pas comme ça de mon client.

Kentviewer - Pas du tout, je pense juste que Brad a été très con de se séparer de la toute mignonne Jennifer Aniston pour se mettre avec la vulgaire sadomaso à la pomme d'Adam bien caché qu'est Angélina Jolie.

L'imprésario de Brad Pitt - Vous n'allez pas publié ça?

Kentviewer - Non, faites-moi confiance.
Malheureusement, je suis obligé de reconnaître que l'acteur fait plutôt bien son métier dans le pré-générique ou lors de la scène de l'interrogatoire aérien du gros méchant (qui reste inactif durant deux heures).
Autre défaut du film : les scènes d'action. Filmés caméra à l'épaule, elles en deviennent brouillonnes et perdent en intensité (comme la scène du pont qui rappelle un certain True Lies). La réalisation est loin d'être exceptionnelle comme elle pourrait l'être au format série TV. De plus, le scénario ne rattrapera jamais cette faiblesse. Les co-scénaristes (les mêmes qui ont travaillé avec Abrams sur Alias, comme quoi la ressemblance n'est pas un hasard) ne parviendront jamais à nous emballer avec cette course après l'objet appelé "patte de lapin" (une arme? un virus? un shampoing?), objet représentant une menace (laquelle? de quelle ampleur?). Les rebondissements sont prévisibles et décevants, le dernier quart d'heure est à chier (sans parler du happy end tout pourri où tout le monde il rie dans les locaux de la FMI : ridicule!).

L'imprésario de Brad Pitt - Brad est attendu chez Oprah Winfrey. Si vous pouviez abréger.

Kentviewer - Chez Oprah? Il faut absolument qu'il saute sur le fauteuil en nous assommant de "je suis amoureux, je suis amoureux"! Comme ça, il pourra nous dire ce que ça fait d'être aussi ridicule que Tom Cruise.

Brad Pitt - Ha ! Ha!

Kentviewer - Malgré les défauts énoncés, Mission : Impossible III reste un bon petit film d'action. Avec la mission se déroulant au Vatican, Abrams signe même un grand moment d'infiltration (avec en prime un clin d'½il au Mission : Impossible de De Palma).

L'imprésario de Brad Pitt - On peut y aller ?

Brad Pitt - Thanks, Kentviewer. You are funny. Bye.

Kentviewer - Merci d'être venu, Brad Pitt. Sans jeu de mots, t'es un brave type.

Tu l'auras compris, lecteur. Dans nos esprits, le souvenir de Mission : Impossible III s'autodétruit 5 secondes après le générique final.

Note : 4/8

# Posté le samedi 18 novembre 2006 17:20

Modifié le dimanche 19 novembre 2006 10:13

Interview thirty nine : OSS 117, Le Caire nid d'espions

Interview thirty nine : OSS 117, Le Caire nid d'espions
Comment ne pas s'enthousiasmer lorsque tu découvres qu'un nouvel article a été publié par le grand Kentviewer? C'est impossible. Et voici, un agent secret pour qui rien n'est impossible, Austin Powers. Il est là ce soir devant vos yeux brûlant d'impatience pour parler des nouvelles aventures d'OSS 117.

Synopsis : Égypte, 1955, le Caire est un véritable nid d'espions.
Tout le monde se méfie de tout le monde, tout le monde complote contre tout le monde : Anglais, Français, Soviétiques, la famille du Roi déchu Farouk qui veut retrouver son trône, les Aigles de Kheops, secte religieuse qui veut prendre le pouvoir. Le Président de la République Française, Monsieur René Coty, envoie son arme maîtresse mettre de l'ordre dans cette pétaudière au bord du chaos : Hubert Bonisseur de la Bath, dit OSS 117.

Kentviewer - Yeah Austin!

Austin Powers - Yeah baby! Yeah!

Kentviewer - Bienvenue sur le plateau-blog où tant de célébrités se font descendre.

Austin Powers - Merci de m'avoir invité.

Kentviewer - Après Austin Powers, l'espion qui m'a tiré, sort aujourd'hui un livre écrit par une ancienne de tes conquêtes : Austin Powers, les morpions qu'il m'a laissé. Une réaction?

Austin Powers - Tu sais, baby. Cette femme a d'abord écrit les romans de 007 et mes croûtes, et on se les arrache encore. Je pense que son livre va encore laissé des traces dans les annales ou ailleurs.

Kentviewer - Bien. On est là pour parler de OSS 117, Le Caire nid d'espions, qu'as-tu pensé du film?

Austin Powers - Very groovy, baby!

Kentviewer - Il faut savoir que OSS 117 est, à la base, un héros de romans d'espionnage des années 50. Le premier de ces romans a été écrit 4 ans avant que James Bond voit le jour. Autre chose qu'il faut savoir, ces livres ont déjà été adaptés 7 fois au cinéma, il y a un petit moment déjà. Ce héros n'est pas aussi connu que la statue de la liberté mais il a déjà sa petite notoriété.

Austin Powers - En parlant de la statue de la liberté, tu sais pourquoi c'est une femme?

Kentviewer - Je sens que ça va déplaire à mon public féminin.

Austin Powers - Parce qu'il fallait que sa tête soit vide pour y mettre un restaurant! Wouhahahahahaha! Yeah, baby!

Kentviewer - Rien à ajouter.
Qu'est-ce qui fait que OSS 117 est un putain de bon film?
L'explication tient en 3 points :
- L'ambiance. Le film est un hommage au cinéma des années 60. Les costumes et les décors sont d'époque, le dépaysement est total. Même la réalisation se calque sur le style de l'époque (hormis la scène de la bataille de lancer de poulets et la scène sous l'eau qui utilisent les effets spéciaux), les bruitages des scènes de baston sont exagérés, le décor défile en fond lors des scènes en voiture, et j'en passe. L'hommage se transforme petit à petit en parodie, comme cette scène où les deux héros commencent à batifoler. La caméra s'écarte, passe devant la table de nuit et arrive sur un miroir qui reflète les deux tourtereaux continuant leurs petites affaires. Dans un mouvement de panique, la caméra se replace vers la table de nuit (si vous n'avez pas compris, ne cherchez pas, c'est un détail qui rappelle la censure du sexe à l'époque des premiers James Bond. Il faut avoir les images, on comprend mieux).
- L'humour. Chaque réplique de OSS 117 devient inoubliable ("j'aime me beurrer la biscotte!", "à l'occasion, je vous mettrai un petit coup de polish" ou "on peut dire que le soviet éponge"). Evidemment, on est en plein dans l'humour potache et absurde. Absurde, mais jamais vulgaire, toujours subtil et intelligent. Hormis des dialogues tordants, le héros possède des caractéristiques aussi hilarantes qu'originales. Il a une classe venu d'ailleurs, une repartie digne de Brice de Nice mais c'est un beauf presque homophobe, limite raciste (il ne le cachera jamais, trop inculte pour s'en rendre compte). Un personnage haut en couleurs qui atteint des sommets de bêtise. Jouissif!!!
- Jean Dujardin. Il a vraiment la tête de l'emploi grâce à un sourire Colgate et des sourcils qui peuvent bouger indépendamment du reste de son corps. Toutes ses mimiques feraient marrer un dromadaire dépressif, tout comme son rire forcé lors des scènes de flash-back. Tous les seconds rôles sont excellents, exemple parfait ce nazi qui estime avoir droit à une seconde chance.
Je rêve d'un monde cinématographique où il y aurait plus de films aussi drôle et subtil que OSS 117.

Austin Powers - Et moi, je rêve que mes toilettes se changent en or. Comme quoi, dans la vie on n'a pas tout ce qu'on veut.

Kentviewer - OSS 117 est un loser (il ne résout rien, c'est son entourage qui s'en charge) et il ne s'en rend pas compte, OSS 117 est une vraie réussite et vous allez vite vous en rendre compte.
Ce soir, tu n'étais pas en grande forme. On a eu le droit un Austin moins drôle, moins percutant, à un mini Austin ...

Austin Powers - Comme la voiture.

Kentviewer - ...

Tu l'auras compris, lecteur. OSS 117, Le Caire nid d'espions est sans aucun doute la comédie absurde de l'année. Le cinéma français n'est pas mort, n'envoyez pas de SOS.

Note : (OSS 11)7/8

# Posté le mardi 14 novembre 2006 16:16

Modifié le jeudi 16 novembre 2006 11:56